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29.05.2007

Doutes des chroniques de la vie conjugale à deux en couple (ou pas ?)

L. est donc rentré pour passer l’été en France. Je suis bien évidemment ravi de sa présence auprès de moi, ce qui me permet de croire – le temps de quelques mois – que nous formons un couple ‘‘normal’’.
Partager (ou ne pas) la vie de quelqu’un vivant outre-Atlantique n’est pas aisé. Il/Elle (rayer la mention inutile) vous manque : il vous arrive de rentrer le soir sans avoir de bras dans lesquels vous lover, quelqu’un à qui raconter votre journée, avec qui cuisiner (bon, ça…)… Bref : votre moitié. Et là où tout est complètement tordu, c’est que vous n’êtes pas célibataire. J’ai pris l’habitude de ne pas être désarmé face aux questions et/ou réactions auxquelles je suis constamment confronté :

« Monsieur/Madame Lambda : Tu as un copain ?
Margondin : Oui, mais il vit aux USA.
Monsieur/Madame Truquemuche (avec effroi) : Aaaah mais c’est horriiiible !!! Comment vous faites pour vous en sortir ????
Margondin : On évite de parler/répondre aux connards de votre accabit.


Bon OK, je caricature ein bisschen, toujours est-il que je dois sans cesse me justifier et expliquer que « Oui, c’est pas simple tous les jours, mais oui, ça en vaut la peine ». Dans le passé, cette relation à distance m’a permis (et je ne m’en cache pas) d’avoir des amants. J’ai depuis laissé tomber car je tombais peut-être trop facilement amoureux de mes amants…
Ca me permet aussi et surtout une certaine autonomie – et je suis quelqu’un de farouchement indépendant. J’ai ainsi tout le temps que je veux à consacrer à mes activités professionnelles – et je vis énormément pour mon boulot que j’adore. Je suis finalement un working guy épanoui, équilibrant habilement vie privée et vie professionnelle.

Sauf que…

Depuis que L. est là, mes petites habitudes de « pas célibataire même si ça y ressemble fort » sont complètement chamboulées. L’éloignement puis les retrouvailles subites et prolongées provoquent des étincelles et une complète remise en question de la vie à deux. Parfois, je vois L. évoluer dans mon habitat et ça m’agace au plus haut point. Je suis maniaque quand il est bordélique. Je suis bordélique quand il est maniaque. (Un exemple parmi tant d’autres.) Tout un jeu subtil entre équilibre et crise de nerf. Il m’arrive même de ne plus supporter de l’avoir dans mon lit – tout simplement parce que j’ai perdu l’habitude d’avoir quelqu’un dans mon lit… et dans ma vie quotidienne.

Du coup, un peu comme Carrie Bradshaw, je me demande parfois si je suis du genre marrying kind. Suis-je vraiment fait pour la vie à deux ? Si je le rejoins en septembre pour vivre à NYC, est-ce que notre couple va supporter le fait de vivre réellement ensemble dans un seul et même appartement (et ce malgré la vue sur l’Empire State Building) ?

D’un autre côté, si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai peut-être jamais. Est-ce que former un couple ''normal" est mon objectif ? Quitte à finir comme une vieille bique esseulée.

Commentaires

Sinon moi j'veux bien la vue sur L'Empire State, t'embête pas à partir ^^

Ecrit par : Rakanishu | 29.05.2007

Ton billet me fait peur.
(Après 7 ans de vie commune, il vient d'emmenager à 800 Km - un week-end sur deux plus la moitié des vacances. Déjà 9 mois. Et que me/nous réserve l'avenir ?)
Ton billet me fait peur.

Ecrit par : orpheus | 29.05.2007

une solution pour avoir la réponse...

vivre le truc à fond... tant pis si ça casse, au moins vous aurez tenté la vie à deux ;)

Ecrit par : les tamaris | 29.05.2007

Quel joli billet.
Je crois qu'il n'y a aucun modèle à suivre, juste des expériences à faire.

Ecrit par : Juju | 29.05.2007

Ce billet me parle beaucoup : l'indépendance, la façon de vivre comme un célibataire tout en étant un couple à distance, "l'affaire" du lit !!!).

Ecrit par : WK | 30.05.2007

Pour avoir vécu cela mot pour mot, je te souhaite que tout fonctionne. Ce n'est pas facile en effet, cela ne marche pas toujours, on se demande parfois si il en vaut la peine, on se demande encore si il n'est pas mieux au loin. La vie à deux à un...
Le mieux c'est d'en parler. Il ressent probablement la même chose et sera soulagé de pouvoir en discuter.

Ecrit par : Vincent | 30.05.2007

Salut, c'est le blog de Matoo qui me fait visiter le tien. Ton billet est fabuleux. Je n'ai pas vécu cette situation, donc je m'abstiens (de toutes façons, je m'abstiendrais même si je l'avais vécue).

Mais j'ai un couple de copains qui a été séparé (à peu près les mêmes distances qu'en ce qui vous concerne) pendant plusieurs années (3 ou 4 si je me souviens bien). Mon copain resté à Paris (celui des deux que je connaissais d'abord) me racontait exactement ce que tu écris : statut bâtard de pas célibataire mais quand même, amants de passage qui deviennent de re-passage...

Aujourd'hui, ils sont réunis de nouveau depuis pas mal d'années, et c'est un couple costaud, qui a dû affronter des problèmes plus difficiles que cet éloignement, notamment le chômage prolongé d'un des deux.

Tout ça pour dire que, maintenant, cet éloignement passé appartient à leur histoire.

Bon, j'ai conscience de ne rien t'avoir apporté avec ma contribution, mais bon, juste pour te dire que ton post m'a touché.

Bises,

Bruno.

Ecrit par : Bruno | 30.05.2007

à Rakanichon : Tu rebondis vite petit malotru !

à Orpheus : Don't be scared ! Je me pose simplement des questions.

aux Tamaris : Oui, je sais... Mais j'ai du mal parfois à foncer tête baissée.

à Juju : Existe-t-il un modèle d'expérience ?

à Vincent : On en parle, et je crois que les doutes sont réciproques.

à WK : Il y a peut-être beaucoup de "couples" comme nous finalement

à Bruno : Merci pour ton soutien !

Ecrit par : Margondin | 30.05.2007

Il y a plein de choses pour lesquelles il ne faut pas trop se poser de questions, faut y aller, c'est tout. :)

Ecrit par : Didier | 30.05.2007

J'ai été dans la même situation (sauf que j'ai réussi à ne pas avoir d'amant, mais ça a été plusieurs fois à deux doigts) ; c'est souvent très dur ; la vie à deux en permanence n'est pas facile non plus ;-p Ca n'a pas l'air très rassurant ce que je te dis, mais je crois tout de même que le bonheur est derrière tout cela -- la relation à distance donne le temps d'affermir les sentiments (on ne supporterait pas cette situation si bâtarde s'il n'y avait pas un vrai sentiment, c'est tellement facile de rompre à distance, c'est pas pour la vue de l'Empire qu'on garde un mec) et ensuite d'avoir tout de même un ensemble de souvenirs heureux. Garde cela, les souvenirs qui sont autant de gages du bonheur à venir.

Ecrit par : Dominique | 01.06.2007

ne pas avoir de regrets - si tu ne le fais pas, tu auras les regrets de ne pas avoir essayé
Et si tu n'essayes pas tu ne sauras jamais si ça aurait pu marcher
tant de questions sans réponse qui risquent bien de devenir très très lourdes à porter.

Regarde-moi, aux différences près que moi j'ai un bébé avec mon il et que c'est pas les USA mais la Thaïlande et que je n'ai pas eu d'amants et qu'il n'a pas réussi à venir ici en vacances, je me retrouve bien dans tes habitudes de célibataies esseulés.
Départ dans 18 jours ...

Mes amitiés à ta grand-mère et une caresse sur tes poils drus

Ecrit par : farang | 03.06.2007

ne pas avoir de regrets - si tu ne le fais pas, tu auras les regrets de ne pas avoir essayé
Et si tu n'essayes pas tu ne sauras jamais si ça aurait pu marcher
tant de questions sans réponse qui risquent bien de devenir très très lourdes à porter.

Regarde-moi, aux différences près que moi j'ai un bébé avec mon il et que c'est pas les USA mais la Thaïlande et que je n'ai pas eu d'amants et qu'il n'a pas réussi à venir ici en vacances, je me retrouve bien dans tes habitudes de célibataies esseulés.
Départ dans 18 jours ...

Mes amitiés à ta grand-mère et une caresse sur tes poils drus

Ecrit par : farang | 03.06.2007

fonce !

Ecrit par : wam | 04.06.2007

hé tiens un wam

Ecrit par : farang | 04.06.2007

Les commentaires sont fermés.